
Création pour 4 comédiens chanteurs et deux joueurs de valiha
En quete d'une humanité perdue
Un homme
seul, égaré. Sentiment d’abandon, perte
des siens... Comment reformer la communauté ?
Sans doute grâce à
un chant de paix, une mélodie douce et universelle.
Cet homme décide de confectionner un instrument qu’il
souhaite avant tout chant de rassemblement.
Quelle forme donner à cet instrument ? Quel
matériau utiliser pour sa fabrication ? Un morceau
de bambou finement gravé et cerclé de cordes
métalliques: la valiha.
L’homme et sa musique
se mettent alors à voyager en quête d’une
humanité perdue. Ils traversent les quatre horizons,
caractérisé chacun par une musique particulière,
une atmosphère aux mille couleurs et une tradition
séculaire. Au fil de ce voyage, les peuples dansent
la jalousie, l’orgueil, la vanité, la soif de
pouvoir. Inlassablement, la valiha les ramène à
la tolérance, à la paix et s’érige
peu à peu comme un symbole de rassemblement universel.

Creer dans l'air du temps
La Valiha, authentique « harpe
de bambou », est un instrument doué d’une
force de séduction originale et incomparable. Sa tonalité
particulière, sa douceur invitent au calme, à
la rêverie et la paix.
En faire le personnage central
d’une création, c’est avant tout la volonté
de partager une richesse musicale unique. C’est aussi
le désir de révéler son rôle de
« grande rassembleuse » des peuples
de Madagascar.
Dans « L’Hymne
à la Valiha », toutes les grandes régions
de l’île sont représentées par leur
musique, leur danse, leur culture. La Valiha devient alors
le trait d’union entre les peuples.
Dans toute sa diversité, du marovany au valiha
sasaka, l’instrument convoque sur scène des danses
aussi différentes que le dom-bolo, l’afindrafindrao,
le salegy ou le hira-gasy et esquisse des émotions
que tous partagent.
Enfin, à l’heure
où les tensions internationales sont ravivées,
à l’heure du développement du communautarisme
et des radicalisations des discours, « Hymne à
la Valiha » est un hymne de paix et de tolérance,
un symbole de rassemblement des peuples.
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